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L ' A m e   d e   l a  T e r r e
E g l i s e s   d u   Q u e r c y
G   L   O   S   S   A
  I   R   E
Alphonse de Poitiers
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Alphonse de Poitiers (11 novembre 1220-21 août 1271), frère du roi Louis IX de France dit Saint Louis, comte de Poitiers de 1241 à 1271, de Toulouse de 1249 à 1271.
Fils du roi Louis VII et de Blanche de Castille, il reçu en 1225, par testament de son père, le comté de Poitou et une partie de l'Auvergne en apanage.
Conformément au traité de Paris en 1229, il épouse Jeanne, fille de Raymond VII (IX) de Saint-Gilles, comte de Toulouse.
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Ce denier, frappé à Toulouse, reprend le type tournois du roi de France en remplaçant toutefois la croix initiale du droit par une croix languedocienne.
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À la mort de ce dernier, en 1249, il hérite du comté de Toulouse.
À la fin de 1241, il doit faire face à la révolte d'un puissant vassal poitevin Hugues X de Lusignan qui a le soutien du roi Henri III d'Angleterre, de Hugues de Lusignan et du propre beau-père d'Alphonse Raymond VII de Saint-Gilles. Avec l'aide de son frère, Louis IX, Alphonse vainc l'armée adverse à la bataille de Taillebourg, le 21 juillet 1242.
À sa mort ses fiefs furent réunis au domaine royal français.
En juin 1251, Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, visitait le Quercy et l'Agenais, ses nouveaux domaines que lui avait apportés en dot sa femme, Jeanne de Toulouse. Le pays venait d'être ravagé : l'hérésie albigeoise avait sévi et la guerre laissait des plaies encore vives. Passant par l'abbaye d'Eysses, le nouveau Comte décida la création d'une ville, ou Bastide, qui fixerait la population éparpillée.
Les démarches menées au nom d'Alphonse de Poitiers pour la cession des terrains, durèrent dix ans. Les emplacements furent choisis de part et d'autres du Lot. Les abbés d'Eysses cédèrent leurs possessions sur la rive droite, le baron de Pujols ceux sur la rive gauche. L'acte fut passé le 21 avril 1264.
Antependium
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Du Latin pendere, pendre - ante, devant. Nom que l'on donne au devant d'un autel lorsque ce dernier est en matériaux souples : tissu, cuir ou autre.
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Bastide Le mouvement bastidal s'étendit des Pyrénées jusqu'aux confins du Pays Basque, de Bordeaux et du Haut Languedoc jusque sur le Rhône et aux marches de l' Auvergne témoignant ainsi de son adaptation aux besoins humains locaux de l' époque, de son dynamisme et de sa vitalité qui en assurèrent le succès.
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Du XIIe au XIVe siècle, les provinces du sud-ouest de la France connurent une explosion démographique qui eut pour conséquence la création et le développement de plus de trois cents bastides favorisées par la volonté d' accéder à des libertés nouvelles et de meilleures conditions de vie. Le succès était si vif que se posa le problème toponymique d' autant plus marqué pour certaines que certains éponymes étaient privilégiés. Ainsi, outre Valence d' Agenais -dont la localisation d' Agenais n' apparaît qu' aux Temps Modernes-, deux autres bastides choisirent ce nom en Albigeois et sur la Baïse ; la toponymie bastidale est donc extrêmement diverse et riche.
Contemporaines du repli des Maures en Espagne et préfigurant leur départ d' Europe de l' Ouest, les bastides illustrèrent souvent cette geste chrétienne en adoptant le nom des villes ainsi libérées et revenant dans le giron de l' Eglise. Cependant, la toponymie bastidale est très riche.
Les bastides de la geste rappellent soit l' Italie, soit l' Espagne (Mirabel).
La fondation de Villeneuve-sur-Lot (Ill.) s'inscrit dans le grand mouvement d'expansion urbaine, des bastides qui est sans doute l'événement le plus important du milieu du moyen âge dans le Sud-Ouest de la France
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Bourdais, Jules (1833-1913) - architecte

Palais du Trocadéro (1878)

Négrepelisse, le temple protestant
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La date de création du temple protestant de Négrepelisse, le XIXème siècle, est assez tardive. Il n'est pas le premier édifice cultuel érigé de l'Eglise Réformée. La Réforme ayant atteint Négrepelisse en 1560, seul l'emplacement du monument est la trace tangible des guerres de religion. Pour le troisième et dernier projet, on fit appel au concours de Jules Bourdais. L'architecture du monument est un savant mélange de cultures et de styles, où l'on peut retrouver du romano-byzantin..
A Paris, le projet de la maison Eiffel n'était pas unique. Ainsi, l'architecte Jules Bourdais, auteur du palais du Trocadéro (1878), proposait lui-aussi le projet d'un phare de trois cents mètres "surmontée d'un foyer électrique pour l'éclairage de Paris". Ce projet permettrait également l'installation d'un véritable hôpital pour un traitement "aéro-thérapique" dans les derniers étages.
Au mois de juin 1886, le projet Eiffel, qui seul offrait un "caractère déterminé" et apparaissait "comme un chef-d'œuvre original d'industrie métallique", a été définitivement adopté.
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Maquette de phare pour Paris (1885)
Cardaillac, seigneurs de
Bertrand II DE CARDAILLAC (°vers 1190 - †avant 1250), Seigneur de Cardaillac, de Bioule,
de Saint Cirq la Popie, de Rudelle, de Thémines & de Concots.
Fait hommage à Simon de Montfort en 1212 au siège de Toulouse,
puis à Raymond VII en 1229.
Se croise & lève une armée contre les "hérétiques" ;
prend Puylaroque et pille Lavaur.
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La famille de CARDAILLAC favorisa l’élévation de Jacques DUESE (Jean XXII)
au souverain pontificat. Bertrand V, seigneur de BIOULE, est un familier du palais d’Avignon (une nièce de Jean XXII épousa un CARDAILLAC et séjourna au château de CAS en Tarn et Garonne). Né en 1287, il épouse Ermengarde de Toulouse-Lautrec, fille de Sicard IX de Toulouse, vicomte de Lautrec en 1310. Il décède le 5 septembre 1336 à Bioule où Il est inhumé le 12 septembre.
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Hugues IV DE CARDAILLAC, (°vers 1310 - †1353 82140 Saint-Antonin Noble Val )
Décédé au siège de Saint-Antonin,
Seigneur de Bioule et Saint Cirq la Popie,
Combaron de Cardaillac, Baron de Foissac et Brengues, Coseigneur de Montpezat, Gouverneur d'Aleyrac.
Fait équiper de pièces d'artillerie l'armée de Philippe de Valois.
Il acheta la baronnie de Montbrun.
Corneillan, Bernardin de
Écartelé aux 1 et 4 d'or à trois corneilles de sable, becquées et membrées de gueules, placées 2 et 1 qui est de Corneillan, aux 2 et 3 de gueules à la croix fleuronnée d'or, qui est de Vernède.
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La famille de Corneillan, anciennement de Vernède de Corneillan a occupé un rang distingué dans la noblesse de Gascogne. L'ancienne seigneurie de Corneillan, dont elle porte le nom, est située sur la rive gauche de l'Adour à trois lieues au-dessus d'Aire, en Bas-Armagnac. Elle jouissait du titre de vicomté dès les temps les plus reculés.
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Bernardin de Corneillan, baron de Mondénar, épouse le 3 septembre 1656 Marie de Geneste, fille de M. de Geneste, président au parlement de Toulouse et de Marie de Bertier.
Loc-Dieu, abbaye de
Près de Martiel, dans une région de dolmens et de brigands, 13 moines vinrent en 1123 fonder la première abbaye cistercienne du Rouergue. Ce lieu qui avait été un pays d'effroi deviendra, grâce à eux, le lieu de Dieu, « Locus-Dei », Loc-Dieu.
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Après les vicissitudes de la guerre des albigeois, celles de la Guerre de Cent Ans, l'année 1411 fut celle de la grande épreuve : le Rouergue est dévasté, le cloître et la salle du chapitre de l'abbaye incendiés. Avec bien des difficultés, elle est rebâtie et fortifiée. 1789 sera la dernière étape monastique de l'abbaye de Loc-Dieu, vendue comme tous les biens d'église. En 1940, certains tableaux du Louvre dont la célèbre Joconde y trouvèrent refuge le temps d’un été.
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Mayenne, Henri duc de
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Henri de Lorraine (20 décembre 1578, Dijon - 20 septembre 1621, Montauban) était fils de Charles de Guise, duc de Mayenne et d'Henriette de Savoie-Villars.
Il fut baron puis duc d'Aiguillon en 1599 et devint, à la mort de son père en 1611, duc de Mayenne, marquis de Villars, comte du Maine, comte de Tende et de Sommerive. Il fut également pair de France.
Il assista au sacre du roi Louis XIII de France. En 1621, il fut tué au siège de Montauban d'un coup de mousquet dans l'œil. Il est enterré dans l'église des Carmes d'Aiguillon.
Il avait épousé, à Soissons, en février 1599, Henriette de Nevers (1571 † 1601), fille de Louis IV, duc de Nevers et de Rethel, et d'Henriette de Clèves, mais n'avait pas eu d'enfants.
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Le siège de Montauban en 1621 - l’armée royale, forte de 20 000 hommes, commandée par Louis XIII arrive le 16 août à Montauban et prend position autour de la ville désormais assiégée. Montauban s’organise, ses habitants se mettent à fabriquer au mieux poudre, balles, boulets. Toute la population se sent solidaire et participe vaillamment aux combats, même les femmes, si bien, que tous les assauts des troupes du roi sont repoussés. Le duc de Mayenne est tué et Louis XIII est découragé, aussi après 86 jours de siège le roi donne le signal du départ. Humilié, Louis XIII se venge sur Nègrepelisse et Saint Antonin.
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Obazine Site préhistorique. Au 12e siècle, I'ermite Etienne y fonde une abbaye relevant directement de Cîteaux. Pèlerinage au tombeau de saint Etienne depuis le 12e s. L'abbaye est occupée par la communauté du Verbe de Vie depuis 1986 (moniales de la Théophanie, rite melkite gréco-catholique).
Conserve le souvenir du cadre forestier choisi par saint Etienne pour y installer un monastère et entreprendre des défrichements. Selon l'auteur de la Vie de saint Etienne, « le pays boisé d'Obazine » était appelé ainsi « à cause de l'opacité des forêts ». Cette étymologie est convaincante (latin opacus, touffu, sombre, opaque + suffixe latin -ina). La forme la plus ancienne du nom, vers 925, précise qu'Obazine est le nom de la forêt (silvam quae vocatur Obazina).
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Située sur une crête qui domine les vallées de la Corrèze et du Coiroux, la petite cité possède une belle abbatiale cistercienne à l'intérieur de laquelle se trouve le tombeau de saint Etienne.
L'ancienne abbaye a pour origine un petit groupe conduit par deux clercs, Pierre et Etienne. Etienne était né en 1085 dans un village de la paroisse de Bassignac-le-Haut. Il fonda un ermitage en 1125 avec Pierre et un autre ermite, Bertrand.
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Au départ, la jeune abbaye est rattachée à l'abbaye périgourdine de Dalon (1142), puis confie sa destinée à Cîteaux (1147). On construit l'église (1156-1190 mais consacrée dès 1176). Etienne créa également en 1142 un monastère de femmes, le prieuré de Coiroux, situé dans les gorges du Coiroux. Il mourut en 1159 à Bonnaigue. Son corps, ramené dans l'église, fut enseveli dans la salle du chapitre. Un tombeau lui fut construit au XIIIe siècle et son corps y fut transporté (1280).
Une partie du trésor a été volée en 1908. Il comporte une petite châsse en émail champlevé limousin (XIIIe siècle), deux reliquaires modernes contenant des ossements de saint Etienne découverts dans le tombeau en 1885, et un buste reliquaire de saint Etienne (XVIIIe siècle)
Olivier, Théodore-Justin (1821-1899)
Restaure, sous le contrôle de la Commission des Monuments historiques, plusieurs édifices du Tarn et du Tarn-et-Garonne, notamment l'église de Moissac et l'hôtel de ville de Saint-Antonin.
Élève de l'école des Beaux-Arts.
Architecte en chef du département du Tarn-et-Garonne de 1850 à 1874.
Le 23 décembre 1853, il est nommé architecte diocésain résident de Montauban en remplacement de G. Bourrières. Vaudoyer écrit à son sujet dans son compte-rendu du personnel (1853) :
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"M. Olivier a étudié à Paris à l'école des Beaux-Arts ; il est à la fois inspecteur de M. Viollet-le-Duc pour les monuments historiques et architecte du diocèse ; il n'a pas eu jusqu'ici l'occasion de faire des travaux importants, mais il m'a été permis d'apprécier ses connaissances en visitant avec lui les édifices diocésains et divers édifices du département. M. Olivier peut inspirer toute confiance".
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Membre fondateur de la Société Archéologique en 1866, il devient architecte des Monuments Historiques et réalise notamment l'aménagement intérieur de la cathédrale de Montauban. Sous la responsabilité de Viollet-le-Duc, il a restauré le beffroi de l'ancien hôtel de ville de Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne) et reconstruit la Halle. Il a également restauré l'église Saint-Pierre de Moissac. Il a aussi restauré le château de Saint-Roch au Pin, en Tarn-et-Garonne.
Pierre des Prés
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Pierre des PRES de Montpezat fut envoyé sous Clément VI en 1343 en Angleterre pour négocier la paix entre Philippe de Valois et Edouard III. Il obtint une trêve et les honneurs des deux rois.
Né vers 1288 près de Montpezat, il est Docteur en droit civil de l’Université de Toulouse où il exercera comme professeur régent. Il devient évêque de Riez et en 1319 archevêque d’Aix. Il est fait Cardinal par Jean XXII (cf ill.: bulle de Jean XXII) du titre de Sainte Pudentienne en décembre 1320 et devient vice-chancelier de l’Eglise et est nommé cardinal-évêque de PRENESTE le 25 mai 1323. En 1329 il est commissaire chargé de réformer les statuts de l’Université de Toulouse.
Il meurt de la peste noire le 16 mai 1361 à Avignon et son corps est ramené à Montpezat le 13 juin et est inhumé dans le tombeau qu’il s’était fait préparer dans sa collégiale. Il œuvra sous 4 pontificats.
Son neveu, Jean des Prés sera nommé évêque de CASTRES en 1337 ; décédé en 1348, il sera remplacé par son frère Pierre des Prés qui disparut en 1364..
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Prédelle
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La prédelle est la partie inférieure d'un rétable, développée horizontalement, qui sert de support aux panneaux principaux. Elle peut être composée d'une seule planche en longueur, ou de plusieurs éléments.
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Théodore de Bèze
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Théologien, humaniste, poète, écrivain français. Disciple de Jean Calvin, Théodore de Bèze quitta Paris en 1548, après la publication de ses Juvenalia. Professeur de grec à Lausanne, il devint ensuite recteur à l'Académie de Genève, avant de succéder à Calvin en 1564. A la mort de Clément Marot, en 1544, il fut chargé par Calvin d'achever la mise en "rimes françoises" du psautier huguenot. L'ouvrage fut publié dans sa version complète par Antoine Vincent à Paris, Lyon et Genève en 1562. Son successeur à la tête de l'Eglise de Genève fut le poète-éditeur Simon Goulart.
Outre ses paraphrases de psaumes, Théodore de Bèze laisse une tragédie biblique, Abraham sacrifiant, et d'une Histoire ecclésiastique des Eglises.
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Traité de Paris (1259)
Saint Louis
Camée des environs de 1630 (BNF, Cabinet des médailles)
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Le 4 décembre 1259, le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec Louis IX, le futur Saint Louis, le traité de Paris (aussi appelé traité d'Abbeville).
Louis IX rétrocède à Henri III la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l'Agenais et la Saintonge au sud de la Charente. Mais le roi d'Angleterre s'engage, pour ces possessions, à rendre au roi de France l'hommage féodal dû au suzerain.
Le roi de France conserve par ailleurs la Normandie et les pays de Loire (Touraine, Anjou, Poitou et Maine). Ces riches provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au père de Henri III, le roi Jean sans Terre.
Par ce traité équitable, tissé de concessions réciproques et appuyé par les victoires des armées françaises à Saintes et Taillebourg, le roi de France devient le monarque le plus puissant d'Occident.
Le traité de Paris met fin à ce que l'on appelle parfois la première Guerre de Cent Ans. Ce conflit entre la France et l'Angleterre avait débuté au siècle précédent avec le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et du futur roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.
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Vauclaire, chartreuse de
La Chartreuse de Vauclaire fut fondée au XIVème siècle par Archambaud et Roger Bernard, comtes du Périgord. Cette chartreuse dont les bâtiments étaient à peine édifiés, fut ravagée et dévastée par les anglais. Une centaine d'années plus tard, les protestants la saccagèrent.
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Restaurée à nouveau, la maison fut supprimée par la Révolution en 1790 et vendue comme propriété nationale en 1793. Pendant la guerre 14-18, le couvent fut occupé par l'armée américaine avant d'être transformé en asile. Plus tard, la Chartreuse de Vauclaire sera agrandie et affectée aux aliénés du Département de la Dordogne.
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